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Edito : Les Primaires, c’est secondaire

2017 aura été l’occasion de donner la preuve par trois de l’incroyable escroquerie que représentent les Primaires.

Jusqu’ici, la Droite avait appris à ses dépens qu’une primaire organisée trop tôt faisait du gagnant une cible à abattre pendant de longs mois, avec en plus l’impossibilité de changer de candidat en cas de problème. Elle savait aussi que la dernière flèche lancée par le challenger lors de la compétition des primaires pouvait se révéler acérée.

Les Ecologistes nous ont démontré ensuite que l’on pouvait voter à une Primaire et … que le gagnant décide finalement de renoncer en se ralliant au voisin.

Seul le PS faisait bonne figure, avec un Manuel Valls en retrait pour ne pas gêner Benoit Hamon.

Patatras.

Ce matin, un nouveau cap est franchi : le mauvais perdant d’une primaire peut tout à fait – il suffit d’oser – fouler au pied le résultat de l’élection et appeler à voter pour quelqu’un d’autre…

Les explications de Manuel Valls sont tout sauf convainquantes : il parle d’un risque FN, alors qu’Emmanuel Macron, candidat « hors primaires » s’est pour le moment très bien débrouillé sans lui et est donné gagnant face à Le Pen dans les sondages. En réalité, il s’agit surtout des premiers effets du vote utile, dont j’avais parlé dans ma tribune de l’Opinion de Janvier.

Les primaires ont été inventées pour pallier la faiblesse des partis politiques français qui n’ont pas assez d’adhérents pour prétendre représenter la société. Seul problème : ces mêmes partis sont incapables ensuite de protéger ou de contrebalancer ce qu’ils ont sucité…

Quant à Macron, c’est une mauvaise nouvelle pour lui : plus on avance dans le temps, et plus il se mue en candidat « ni Droite, ni Droite »….