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Edito : La fin du Gaullisme … au FN

Le divorce consommé de Marine le Pen avec Florian Philippot peut faire penser à l’élimination de Raspoutine par l’aristocratie russe excedée par son influence sur la Tsarine. Il n’en reste pas moins qu’il vient démontrer toute une série de raisonnements que je n’ai cessé de tenir depuis 5 ans.

Premier enseignement : tous les partis souffrent des mêmes maladies, et le FN n’y fait pas exception. Dès qu’un parti grossit un peu, qu’il se dote de barons et de lieutenants, la dispute, voire le combat interne, apparaissent. Ceux qui pensaient en claquant la porte de la défunte UMP, trouver un eldorado au FN en seront pour leurs frais. Moralité : la solution ne se trouve pas dans la création de partis, mouvements ou clubs, mais dans le comportement de ceux qui les animent. Macron et son brontosaure en marche n’échappera pas au problème.

Deuxièmement : le FN qui se voulait « ni Droite, ni Gauche » a fini par exploser sur le clivage Droite/Gauche. Il a d’abord perdu son flotteur Droit (Marion Le Pen) et désormais son flotteur Gauche. Que reste-t-il désormais du catamaran ? La marque Le Pen, dont on verra le positionnement maintenant qu’elle se retrouve avec la frange la plus dure du parti. La dédiabolisation est terminée…

Troisièmement : Marine Le Pen, candidate particulièrement mauvaise lors de la Présidentielle, a décidément un relationnel particulier. Virer son père, dégoûter sa nièce, puis couper la tête de son seul ami dans le Parti, cela dénote un profil psychologique particulier. Cela devrait pousser les électeurs à méditer, il me semble…

Quatrièmement : En partant, Philippot qui se voulait gaulliste au milieu des anti-gaullistes, prouve que sa fiction n’était pas tenable. Un patriote n’est pas un nationaliste, un gaulliste n’est pas un identitaire : nous sommes comme l’eau et l’huile, car nous concevons le projet national comme un projet intégrateur et non pas excluant. Voilà pourquoi j’avais souhaité créer le Rassemblement Bleu Lavande, afin de récupérer nos symboles et nos mots aux griffes de nos adversaires patentés. Paul-Marie Couteaux, inspirateur du Rassemblement Bleu Marine, était parti en 2016. Avec le départ de Philippot, les choses sont claires : le gaullisme, ce n’est pas l’extrême-droite, ni même « la droite nationale ». Le temps est venu désormais de replanter la graine gaulliste aux Républicains !

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